Sa réussite dépend de vous comme de nous.
1/ LA GRONDE sera un journal. Papier. Vendu 1 euro.
Vu comme ça, ça paraît très ringard. Du papier aux temps du web !!! Oui. Car nous pensons aussi, et d’abord, à ceux qui n’ont pas de connection. Il y en a, beaucoup plus qu’on ne l’imagine. Et puis, un journal, ça a une adresse, une équipe, connue et identifiée et pénalement responsable. Nous ne voulons pas de contributeurs anonymes cherchant seulement à se défouler. Nous n’avancerons pas masqués.
UN EURO, c’est rien. Ça nous oblige à inventer un nouveau modèle économique. A moins que nous ne remettions à l’honneur un vieux modèle basé sur la solidarité, la mise en commun, le travail et les informations partagées.
2/ LA GRONDE vendra de l’information.
Bien sûr qu’il y aura aussi des coups de gueule. Il en faut. Mais ce n’est pas l’essentiel. De l’information, ça veut dire de la recherche, de la vérification, des éléments pour analyser… Pas juste des communiqués de presse.
Nous vivons dans un foutage de gueule permanent, dans un monde de communication pure déconnecté du réel, de ce que nous mangeons, des lieux où nous vivons. A nous, tous ensemble, de décrypter, de fouiner, de dénoncer les menteurs professionnels.
Et de faire circuler cette information. Un citoyen libre est un citoyen informé.
Vos compétences, vos idées, vos informations nous sont indispensables.
Laissez nous vos messages sur journallagronde@gmail.com
Messages avec vos coordonnées, vos noms et adresses, vos savoirs et vos compétences. Les anonymes ne sont pas les bienvenus.
A Trianon, ou aux Iles Caïman, Marie-Antoinette danse et joue à la bergère...Pendant ce temps, le peuple gronde....
lundi 15 avril 2013
dimanche 14 avril 2013
LA VIEILLE DAME
Dans les pourrisseurs de vie quotidienne, il y a les bailleurs sociaux. Ça fait bien bailleur « social ». Un bailleur social, c’est un promoteur pas con. Il gère des appartements HLM. C’est payé moins cher, mais c’est payé sûr. Le plus souvent, ils encaissent les APL ou les aides diverses. Leur locataire n° 1, c’est l’Etat (ou les collectivités territoriales), c’est à dire l’argent public. Le tien, le mien…. Le bailleur social, il peut avoir des impayés, mais c’est que dalle… 80 ou 90% des loyers sont garantis. Le bailleur social, son locataire préféré, c’est l’immigré au RSA avec des APL Pas de risque.
Après des années de bagarre, la vieille dame, elle arrive à faire revoir son installation électrique par son bailleur social. Il s’appelle Domaxis. Il a un peu renaclé, le bailleur social, la dépense, c’est pas son truc. Mais quand même, une installation de cinquante ans avec des fusibles en porcelaine, ça peut faire vilain. La vieille dame est contente.
Y’a une semaine, elle m’appelle. Je lui sers de poisson pilote, elle sait pas très bien écrire, se plaindre ni, surtout, se défendre. Elle est paniquée. EDF vient de sortir de chez elle pour un relevé de compteur. Or, elle n’a plus de compteur !!!!! Le mec, il lui a dit qu’elle avait pas le droit d’enlever le compteur. Elle est paniquée. Elle appelle au secours.
J’y vais, elle me raconte. Il y a quelques mois, elle a reçu un groupe d’ouvriers, basanés et ne parlant pas un mot de français. Ils avaient du matos, ils semblaient savoir ce qu’il y avait à faire, elle ne comprenait rien à ce qu’ils disaient, mais bon…vous savez ce que c’est ? Une vieille dame de près de 80 balais, quatre mecs qui bougent dans tous les coins, elle a laissé faire. Ils sont partis trois jours après, elle a admiré les fusibles tout neufs, la boîte et les gaines, tout allait bien pour elle. Sauf que les mecs, ils ont enlevé le compteur.
Je l’ai interrogée. A priori et si mes souvenirs de Langues O’ sont bons, elle a eu affaire à des Pakistanais ne causant que l’ourdou, langue dont elle ignore tout Au début des travaux, Domaxis, donneur d’ordres n’était pas là. A la réception des travaux, non plus. Le donneur d’ordres, c’est le responsable pénal, faut pas oublier. Pas la locataire. Mais EDF, c’est la locataire qu’ils intimident. Forcément, c’est elle qui ouvre la porte.
Première question : quel est le statut de ces ouvriers ? Sont ils en situation légale ? Le bailleur social Domaxis qui vit des subsides de l’Etat n’est il pas tenu de veiller à la parfaite légalité de ses intervenants ? Faut vérifier…. J’ai des doutes….
Du coup, elle s’est lâchée, la vieille dame. Elle m’a parlé de l’ascenseur toujours en panne. Vu son âge et son état, pour elle, c’est une catastrophe. Mais là aussi, Domaxis cherche les économies. Saine gestion. Rentrer un max de fric, pressurer les sous-traitants pour en sortir un minimum. Tout ceci avec une population de locataires fragilisés qui sont mal placés pour se défendre. Il est où le « social » ?
Racontez-nous vos problèmes avec vos bailleurs « sociaux ». Regroupez vous autour de nous. Groupés, on est plus forts. Les exploiteurs des plus faibles doivent être combattus. Non ?
MORALISER ? CHICHE !
Bon, voilà qu’on nous la joue morale. Pour la énième fois, on veut moraliser la vie politique.Surtout Harlem Désir..J'aimerai qu'un journaliste nous fasse l'histoire de son patrimoine depuis Touche pas à mon pote.
Je vais vous dire : une bonne loi de moralisation, elle devrait être simple, quasiment naïve. Un article, un seul : « En fin de mandat, le patrimoine d’un élu de la Nation doit être strictement le même qu’en début de mandat. Toute augmentation fera l’objet d’une mesure confiscatoire ».
J’admettrai juste une exception : la valeur du domicile principal. C’est tout et à condition qu’il n’y ait pas eu déménagement.
Rien de plus. Un patrimoine qui augmente pendant un mandat, c’est suspect. Les élus, ils sont payés, plutôt pas mal, frais compris pour faire leur boulot. C’est fait pour leur éviter de travailler. S’ils font des économies, c’est qu’ils sont trop payés. CQFD.
Pour le reste, tout est suspect. Un parlementaire, il est payé pour s’occuper de tout le monde. Pas d’une partie des électeurs. Pas de ses clients. Pas de ses intérêts. 100% pour le public, rien pour le privé. Sinon, tu glisses dans le clientélisme, éventuellement communautariste.
T’as un gros paquet d’actions de la BNP, ça va forcément t’influencer quand tu votes une loi bancaire. T’as un terrain sous-payé dans un coin de ta circonscription, ça va forcément t’influencer quand tu vas prendre des décisions d’aménagement du territoire.
T’es député et avocat, spécialiste du droit de l’urbanisme, par exemple. Tes clients, c’est les grosses entreprises du BTP, les promoteurs. Vas-tu voter contre les intérêts de tes clients ? Non, bien entendu. Tu vas trouver des amendements qui feront leur bonheur, tu prendras un maximum de renseignements pour tourner la loi que tu es en train de voter, si tu peux pas faire autrement. C’est du bête clientélisme. Et cette action clientéliste, elle augmentera ta clientèle, tes revenus, ton patrimoine. Tu utilises ta fonction publique pour créer un bénéfice privé, le tien. Et donc, je ne vois rien d’anormal à ce qu’on te gratte cette augmentation de patrimoine que tu dois à tes électeurs, pas à tes talents.
Ça peut aller loin. T’es député et restaurateur. T’es sûr que ton élection va t’attirer une clientèle. Tous ceux qui ont envie de faire copain avec toi pour te demander un service. Ton chiffre d’affaires va augmenter. Pas parce que t’es un bon cuisinier. Parce que t’es député.
Mais à ce compte, le député de base peut plus rien faire. Si. Il peut s’appauvrir. Rigolez pas, ça s’est vu. Jacques Laffitte, banquier, député d’extrême gauche, ruiné par ses œuvres, ses votes et ses décisions, au point que ses électeurs (populaires) ont lancé une souscription pour qu’il puisse racheter sa baraque. Tu peux y croire ? Des milliers de pauvres qui se cotisent pour racheter la maison d’un banquier ? Bon, j’admets, un député en deux siècles, c’est pas beaucoup. Et puis il venait d’une ville, Bayonne, où on n’est pas banquier pour s’enrichir, ni joueur de rugby pour gagner. Faut juste que ça soit beau. Beau, propre et moral. Utopiste ? Peut-être mais quand je doute, je pense à Jacques Laffitte.
Faut réfléchir, imaginer. Tu votes une loi comme celle-là, d’un seul coup, tu divises par deux (au minimum) le nombre de candidats aux élections. Tu verras comment que tu vas alléger le poids des convictions et des certitudes idéologiques. Si tu crois qu’un mec comme Cahuzac, il s’est fait élire pour amener le prolétariat sur les lumineux chemins du socialisme, faut te faire soigner.
Maintenant, je suis tranquille. Une loi comme celle-là n’a aucune chance. Quand tu vois que le Mélenchon il est contre la publication de son patrimoine, ça relativise le goût de la transparence.
On va nous sortir une belle usine à gaz, incontrôlable. Et on continuera de voir fleurir le clientélisme. Ça sera un peu mieux, mais pas parfait. On a le droit de rêver de perfection, non ?
Tiens, j’aimerais susciter une sorte de mouvement populaire, un truc qu’on appellerait « Elu ou riche ? ». Parce que tant que le pouvoir enrichira, les doutes planeront. Chiche ?
Je vais vous dire : une bonne loi de moralisation, elle devrait être simple, quasiment naïve. Un article, un seul : « En fin de mandat, le patrimoine d’un élu de la Nation doit être strictement le même qu’en début de mandat. Toute augmentation fera l’objet d’une mesure confiscatoire ».
J’admettrai juste une exception : la valeur du domicile principal. C’est tout et à condition qu’il n’y ait pas eu déménagement.
Rien de plus. Un patrimoine qui augmente pendant un mandat, c’est suspect. Les élus, ils sont payés, plutôt pas mal, frais compris pour faire leur boulot. C’est fait pour leur éviter de travailler. S’ils font des économies, c’est qu’ils sont trop payés. CQFD.
Pour le reste, tout est suspect. Un parlementaire, il est payé pour s’occuper de tout le monde. Pas d’une partie des électeurs. Pas de ses clients. Pas de ses intérêts. 100% pour le public, rien pour le privé. Sinon, tu glisses dans le clientélisme, éventuellement communautariste.
T’as un gros paquet d’actions de la BNP, ça va forcément t’influencer quand tu votes une loi bancaire. T’as un terrain sous-payé dans un coin de ta circonscription, ça va forcément t’influencer quand tu vas prendre des décisions d’aménagement du territoire.
T’es député et avocat, spécialiste du droit de l’urbanisme, par exemple. Tes clients, c’est les grosses entreprises du BTP, les promoteurs. Vas-tu voter contre les intérêts de tes clients ? Non, bien entendu. Tu vas trouver des amendements qui feront leur bonheur, tu prendras un maximum de renseignements pour tourner la loi que tu es en train de voter, si tu peux pas faire autrement. C’est du bête clientélisme. Et cette action clientéliste, elle augmentera ta clientèle, tes revenus, ton patrimoine. Tu utilises ta fonction publique pour créer un bénéfice privé, le tien. Et donc, je ne vois rien d’anormal à ce qu’on te gratte cette augmentation de patrimoine que tu dois à tes électeurs, pas à tes talents.
Ça peut aller loin. T’es député et restaurateur. T’es sûr que ton élection va t’attirer une clientèle. Tous ceux qui ont envie de faire copain avec toi pour te demander un service. Ton chiffre d’affaires va augmenter. Pas parce que t’es un bon cuisinier. Parce que t’es député.
Mais à ce compte, le député de base peut plus rien faire. Si. Il peut s’appauvrir. Rigolez pas, ça s’est vu. Jacques Laffitte, banquier, député d’extrême gauche, ruiné par ses œuvres, ses votes et ses décisions, au point que ses électeurs (populaires) ont lancé une souscription pour qu’il puisse racheter sa baraque. Tu peux y croire ? Des milliers de pauvres qui se cotisent pour racheter la maison d’un banquier ? Bon, j’admets, un député en deux siècles, c’est pas beaucoup. Et puis il venait d’une ville, Bayonne, où on n’est pas banquier pour s’enrichir, ni joueur de rugby pour gagner. Faut juste que ça soit beau. Beau, propre et moral. Utopiste ? Peut-être mais quand je doute, je pense à Jacques Laffitte.
Faut réfléchir, imaginer. Tu votes une loi comme celle-là, d’un seul coup, tu divises par deux (au minimum) le nombre de candidats aux élections. Tu verras comment que tu vas alléger le poids des convictions et des certitudes idéologiques. Si tu crois qu’un mec comme Cahuzac, il s’est fait élire pour amener le prolétariat sur les lumineux chemins du socialisme, faut te faire soigner.
Maintenant, je suis tranquille. Une loi comme celle-là n’a aucune chance. Quand tu vois que le Mélenchon il est contre la publication de son patrimoine, ça relativise le goût de la transparence.
On va nous sortir une belle usine à gaz, incontrôlable. Et on continuera de voir fleurir le clientélisme. Ça sera un peu mieux, mais pas parfait. On a le droit de rêver de perfection, non ?
Tiens, j’aimerais susciter une sorte de mouvement populaire, un truc qu’on appellerait « Elu ou riche ? ». Parce que tant que le pouvoir enrichira, les doutes planeront. Chiche ?
LA DEMOCRATISATION
Douglas l’a dit : « Simplifier, c’est démocratiser ». Ça, je l’entends depuis des années. En simplifiant le gavage du canard, on démocratise le foie gras. En simplifiant la grammaire, on démocratise le savoir. On démocratise tout, les voyages, la bagnole, l’informatique, la musique et l’accès à l’art.
Simplifier, c’est simplifier. Rien de plus, rien de moins. Simplifier, ça permet au plus grand nombre d’accéder à quelque chose qui ressemble, plus ou moins, au modèle d’origine. Moins ça y ressemblera, plus le nombre sera grand. Dans ces conditions, il faut être gonflé pour parler de démocratisation. Juste un exemple : l’automobile. L’icône de la démocratisation, c’est la 2CV. Un parapluie sur quatre roues, avait dit André Citroën. On est loin des Facel-Vega, contemporaines de la 2CV. A mes yeux, démocratiser aurait été d’offrir à tout un chacun la possibilité de s’acheter une Facel-Vega. Pas un ersatz.
D’ailleurs la démocratisation a des limites. Le marché, le sacro-saint marché, y veille. Dès que t’as trois ronds, t’achètes une voiture plus chère, une voiture qui te met au-dessus du vulgum pecus. T’achètes aussi des grands crus plutôt que des petits Bordeaux, des fringues griffées plutôt que du prêt-à-porter chinois et t’habites les beaux quartiers plutôt que les banlieues pouraves.
Démocratiser, c’est vachement joli. Républicain, quasi socialiste, c’est que des connotations positives. Le mec qui dit « je démocratise », il vient de sortir une kalachnikof idéologique. En face, t’es mort. C’est l’arme absolue.
Sauf que cette démocratisation est seulement le moyen de creuser une faille sociale, de diviser la société deux camps : ceux qui ont et ceux qui croient avoir. Tu files le bac à 90% des mômes, t’en as plein qui se croient à égalité avec les autres. Moi aussi, j’ai le bac. Ils ne veulent pas voir, pas savoir, que ce n’est pas le même bac. Au moment de l’entretien d’embauche, la faille leur reviendra à la figure.
C’est pas très neuf. On retrouve l’idée chez Bourdieu il y a plus de cinquante ans. Bourdieu avait bien mis en évidence que le vrai marqueur social, c’était la « culture générale » qui s’exprimait alors par la littérature classique. On a donc démocratisé, c’est à dire qu’on a flingué avec bonheur l’enseignement littéraire. Ce qui n’a pas empêché les « héritiers », comme disait Bourdieu, de piocher dans la bibliothèque des parents, de surveiller leur langage et de continuer à se reproduire, non plus comme classe, mais comme caste. La simplification de la langue a admis les fautes d’orthographe, les à-peu-près du vocabulaire et l’irruption dans des langages tribaux. Toutes choses qui ne démocratisent pas, au contraire, mais qui fonctionnent comme des marqueurs sociaux négatifs. L’ascenseur social, il fonctionne à la parole.
On est contents : à la télé, y’a des gens bien qui parlent verlan. Un mot de temps en temps, un « keuf » ou un « bissif » glissés dans le discours. Le signe qu’on est moderne et populaire. Mais c’est parce qu’on est à la télé. Ça ne signifie rien de plus que de voir un haut responsable de la SNCF sans cravate à l’antenne. Il a enlevé la cravate avant la prise, histoire de faire décontracté. Il la remettra pour aller rendre compte à son Président. On ne parle pas de « keuf » dans les conseils d’administration.
Ça m’insupporte. Faire croire à des mômes que le monde n’est pas ce qu’il est. Que tout est possible au moment où tous les possibles se ferment. Que quelques cas particuliers peuvent être généralisés. Que les signes sont équivalents.
Il y avait un truc comme ça, il y a quelques années. Les clubs du livre. Des pages et des pages de pub dans Télé 7 Jours. Tu payais une mensualité et t’avais Balzac ou Jean de Meung dans ta bibliothèque, tout neuf, relié faux cuir sur papier façon vélin. Les mecs, ils achetaient et ils exposaient dans leur salon, croyant signer leur culture alors qu’ils affichaient leur pauvreté. C’était moins cher que les mêmes titres en Pléïade. On pensait se valoriser, on se rendait pitoyable. Mais on n’avait pas les armes pour saisir la différence. Démocratiser, ce n’est pas encourager l’achat, c’est donner les armes pour acheter, pour discriminer. C’est expliquer que c’est jeter de l’argent par les fenêtres, que l’édition n’est pas bonne et que la valeur de l’achat ira décroissante. OK. Ça complique les choses. Faut connaître le sujet. Et alors ?
Simplifier, ce n’est pas démocratiser. Parce qu’à chaque simplification, tu enlèves du sens. Plus ou moins. Et plus ou moins bien. Ne peuvent simplifier que ceux qui possèdent parfaitement le sujet, c’est à dire une poignée de spécialistes capables de savoir si ce qu’ils enlèvent pour simplifier est pertinent ou pas. Les autres ne simplifient pas, ils dégradent. Nous vivons une époque de savoir dégradé que l’on appelle démocratisation.
C’est pour ça que je déteste Jack Lang, l’homme qui a fait croire aux libraires que seul le prix importait, l’homme qui voulait donner le bac à tout le monde, l’homme qui prétend que si tu sais faire du bruit, t’es un musicien, l’homme du nivellement par le bas, du nivellement par le bac. Mitterrand aurait du le coller à l’Economie, pas à la Culture ou à l’Education. Il nous aurait éradiqué le capitalisme en deux temps, trois mouvements. Juste en simplifiant les mécanismes financiers. On n’y pense pas assez : on simplifie la grammaire, on complique la Bourse. T’as moins d’outils pour comprendre des systèmes de plus en plus sophistiqués. Parce que quand tu places ton pognon, le contrat de ta banque, il est pas en verlan, il est en vrai bon vieux français où l’adverbe bien placé te nique sans que tu le vois. Remarque, si tu parles verlan, t’as pas de pognon à placer, c’est plus simple. Plus démocratique.
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